Humeurs

François Molins président ?

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#françoismolinspresident , un délire ou une idée pas si éloignée de ce que l’on vit ces derniers temps ?
On est en plein dans le contexte des présidentielles, élections américaines, primaire de la droite ici en France, et celle de la gauche qui bat son plein (ou son vide) en vue de la Présidentielle de 2017.
Un peu plus chaque jour les uns et les autres se font leur opinion sur celui ou celle qui devrait occuper ce poste ô combien convoité et ce, en étant plus ou moins documentés sur les les programmes de ceux qui aspirent à la présidence.
Ça m’a toujours intriguée la facilité avec laquelle on s’attache à des caractéristiques de second plan pour ce qui est d’occuper un poste avec autant de responsabilités. Vous savez, ces remarques : « il a pas la stature » (y’a des mensurations requises ?!!!), « il fait mou »…
 … »elle est trop froide », « il a pas de charisme » (bon il doit quand même pouvoir convaincre), « il parle mal anglais »…..
Bon là j’avoue il aurait dû éviter….
Comme si cela avait un impact sur la manière de gouverner sur l’efficacité des décisions prises… L’image que l’on se fait de ce à quoi devrait ressembler un Président de la République nous distrait de ce qui importe vraiment.
Ça revient à dire qu’on ne peut être un bon médecin que si on ressemble à Dr House ou Meredith Grey 🙆 ou encore Jackson Avery 💕 !
Jackson Avery, le médecin idéal non ?!!!

Ou alors qu’on est un bon policier que si on ressemble à Derek Morgan ( Esprits criminels), bref vous voyez où je veux en venir.
On est vif dans le cliché. Pourquoi la compétence n’est-elle pas ce que l’on retient avant tout des politiciens ? On commente beaucoup les postures, la com’, et les programmes beaucoup plus en surface… Parfois le paysage politique français a des allures de grande pièce de théâtre où tous s’appliquent à avoir le beau rôle mais avec très peu de communion avec le public (vous et moi) et peu d’actions concrètes pour transporter l’intrigue.
Et si on se pliait au jeu des castings ?  Qu’est ce que ça donnerait si on choisissait un candidat qui répondait bien aux caractéristiques « d’apparence » mais dont on ne saurait rien des réelles qualifications pour le poste suprême. Il semble aujourd’hui qu’on élit avant tout un homme ou une femme politique plutôt que des idées, des convictions, un projet…. Je grossis le trait mais c’est véritablement ce que je ressens vis à vis de tout ce tapage que l’on peut subir sur tel ou tel candidat qui peut défendre une chose aujourd’hui puis son contraire au gré des opportunités électorales.
Moi, j’ai pensé à un candidat pour ce casting : François Molins, vous voyez qui c’est ? C’est lui en photo tout en haut de cet article …. Ahhhhh, vous voyez maintenant…. C’est le Procureur de la République de Paris.
Il a 63 ans. Il a été notamment procureur de la République de Bobigny, deuxième Tribunal de grande instance de France et poste « sensible », où il est resté pendant près de cinq ans. Il a été nommé directeur de cabinet du ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie en 2009 et il a été maintenu à cette fonction par son successeur Michel Mercier.
Avocat général près la Cour de cassation pour exercer les fonctions de procureur de la République près le tribunal de grande instance de Paris en 2011. Il a ouvert une instruction sur le ministre socialiste Jérôme Cahuzac, mais s’est montré également déterminé à faire avancer les investigations sur le financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy autour de l’affaire Bygmalion, ce qui lui a permis d’obtenir la reconnaissance de son professionnalisme.
François Molins a été chargé des attaques majeures survenues en France depuis sa prise de fonction au parquet de Paris : en mars 2012, les tueries perpétrées par Mohammed Merah à Toulouse et Montauban, la tuerie à Charlie Hebdo, les attentats du 13 novembre 2015, l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice et l’attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray. Qualifié par la presse de « super-proc » et par ses anciens collègues de « grand procureur » ou de « grand professionnel », il apparaît comme l’une des figures les plus reconnues de l’institution judiciaire française. Il est également chargé de l’enquête sur les d’attentats prévus le 1er décembre 2016 par la cellule terroriste de Strasbourg et Marseille.
En septembre 2016, il juge que l’idée lancée par certaines personnalités politiques de placer en rétention les individus fichés « S » par les services de renseignement n’est pas envisageable « Il ne peut y avoir de détention préventive en dehors d’une procédure pénale. C’est le socle de l’Etat de Droit. On ne peut pas détenir quelqu’un avant qu’il ait commis une infraction ». (Source Wikipédia)
Donc si on résume bien, il semble être un homme pour qui la justice importe (quel que soit le justiciable), qui n’a pas peur de l’adversité et dont le professionnalisme est reconnu de tous. Moi je vois là un bon candidat !

Il passe bien à l’écran, il a une tête de Président (non ?), quand il parle tout le monde est suspendu à ses lèvres. Il a cette façon d’énoncer les faits qui rassure, il donne l’impression de tout faire pour que la vérité soit faite et le tout sans fioritures, il va droit au but. Donc on peut imaginer qu’il ira aussi droit au but quand il s’agira des affaires au sommet de l’Etat. Reste à savoir où il se situerait politiquement, mais bon ça n’a pas réellement d’importance, non ? Seuls les actes comptent ou du moins les promesses d’actes. Il n’a plus qu’à s’entourer de bon communicants et de politiciens d’expérience et le tour est joué !

De là à soutenir sa candidature, il n’y a qu’un pas. Vous vous dites que je divague complètement, mais qui sait ?!!! Les outsiders ont toujours la côte !

Je ne suis bien sûr pas une « Moliniste », je me suis servie de cette hypothèse pour dire que nous avons tous à faire mieux en matière de politique si nous voulons de réels représentants.
Nous citoyens nous devons faire mieux lorsque nous choisissons nos dirigeants en étudiant réellement les programmes en fonction de ce qui compte pour nous et de ce qui comptera pour nos enfants.
Les hommes et femmes qui ont l’ambition de nous diriger doivent eux aussi mieux faire lorsqu’ils préparent leur programme en ne se préoccupant pas seulement de ce qui sera populaire ou vendeur mais en proposant des actions réalisables qui participeront à l’amélioration de nos conditions de vie (à tous) sur le long terme.
Les médias aussi doivent faire mieux, en offrant de l’information de qualité sur tous les candidats de manière à permettre à nous autres de faire un choix éclairé.

Et puis peut-être aussi que nous devrions peser plus sur la politique de notre pays, en tant que citoyens, que parents, qu’hommes ou femmes, que salariés ou entrepreneurs, qu’étudiants…. Chacun, après tout a son mot à dire, ne serait ce que dans le choix de son candidat. Et si on changeait la tendance, et si on choisissait nous-même nos candidats ?

J’ai pour ma part quelques noms qui ne figurent pas dans les candidatures déclarées, je suis sûre que vous avez les vôtres pour que ces élections nous représentent peut-être plus dans toute notre diversité et notre richesse.

 

 

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